• Perdre ou gagner confiance en soi, une question d'apprentissage

Cette vidéo expérimentale (de 5 minutes) nous montre comment la perte de confiance en soi peut être "apprise" c'est-à-dire liée à un conditionnement contextuel et environnemental.

 

Ce qui est malheureusement intéressant dans cette expérience, c'est de voir la rapidité avec laquelle une personne peut se mettre à douter de ses capacités et perdre confiance en elle et en son jugement personnel.


Cela apporte une nouvelle preuve que l'apprentissage, l'expérience et donc tout ce qui est acquis au cours de notre vie, influencent notre perception et notre vision de nous-même et donc également la perception de nos compétences.

 

Mais ce qui est heureusement positif dans cette histoire, c'est que retrouver, ou tout simplement trouver confiance en soi est également possible ! Car apprendre (ou réapprendre) à avoir confiance en soi est également question d'apprentissage.



  • Avoir une bonne estime de soi, une des clés essentielles à l'épanouissement personnel.

 

L'estime de soi est définie comme le jugement ou l'évaluation que l'on fait de soi-même, de sa valeur personnelle.

 

Elle représente divers aspects :

  • L'image de soi (physique et mentale)
  • La perception de soi (physique et mentale)
  • Le sentiment d'efficacité personnelle (selon différents domaines)
  • L'acceptation de soi
  • Le respect de soi
  • La valeur que l'on se porte
  • La confiance en soi

 

L’estime de soi est une valeur changeante. Elle peut augmenter ou diminuer selon le regard que l'on porte sur soi-même, selon nos actions et nos résultats.

 

Ainsi, avoir une mauvaise estime de soi n'est pas une fatalité et il est possible et nécessaire de travailler dessus pour la rehausser et apprendre à s'aimer et à s'affirmer.



La faible estime de soi a de fortes répercussions dans de nombreux domaines de la vie :

  • Dans le travail, les personnes souffrant d'une faible estime de soi ont une peur handicapante de l'échec et ont du mal à croire que leurs réussites sont le fruit de leurs propres compétences.
  • Dans les relations interpersonnelles, les personnes ayant une faible estime de soi vont constamment se comparer aux autres et se dévaloriser. Ces personnes sont très sensibles à la critique et ont une peur excessive de déplaire et/ou d'être rejetées. Elles vont donc avoir du mal à s'affirmer face aux autres et feront tout pour se faire apprécier.
  • Dans les loisirs, la peur du jugement peut être si forte, que les personnes ayant une faible estime de soi peuvent éviter de participer à des activités ou se renfermer sur elles-mêmes pour essayer de ne pas se faire remarquer.

 

Les croyances négatives sur soi sont des opinions. Et ces opinions sont par définition subjectives et non des faits (objectifs).

 

Et lorsque l'estime de soi est mauvaise, la personne va relever tout ce qui est en accord avec les idées négatives qu'elle a d'elle-même et ne va pas réussir à accepter et à intégrer les éléments positifs.

 

Par exemple, imaginons une personne qui se trouve moche.

Si elle reçoit un compliment d'autrui :

- "Tu es jolie"

La personne qui a une mauvaise estime d'elle-même va avoir une interprétation biaisée face à ce compliment et sera amenée à penser : "il est gentil et dit ça pour me faire plaisir", ou bien "il n'a pas dû bien me regarder" ou encore "c'est bien le seul à penser ça"...

Au lieu d'accepter et d'intégrer le compliment.

 

La pensée d'une personne qui a une mauvaise estime de soi est toujours biaisée en faveur de l'autocritique, plutôt qu'en faveur de l'encouragement, de la reconnaissance, de l'acceptation ou du compliment. C'est le regard qu'elle porte sur elle-même qui est très sévère et qu'elle va projeter sur autrui (sans se rendre compte de ce fonctionnement). C'est-à-dire qu'elle va analyser et interpréter les situations en fonction de ses jugements personnels (internes). 

 

Par exemple : La personne qui a une faible estime de soi passe devant un collègue. Ce dernier ne lui dit pas bonjour. Elle aura tendance à penser : "il se fiche de moi car je suis inutile", ou bien "il ne m'a pas remarquée tellement je suis transparente"... etc.
Au lieu de penser que ce n'est pas forcément en lien avec elle mais que c'est peut-être dû à sa problématique personnelle et qu'il passe peut-être une mauvaise journée, ou qu'il est dans sa bulle ou encore qu'il est timide et n'ose pas dire bonjour...

 

 Et inversement la personne qui a une mauvaise estime de soi va souvent avoir tendance à interpréter les situations positives comme relevant du hasard ou de la chance (externes à elle).

 

Par exemple : une personne avec une mauvaise estime de soi qui a fait du bon travail, va penser : "j'ai réussi cette fois mais c'est parce que c'était simple", ou bien "j'ai eu de la chance", ou encore "ce n'est pas dit que demain je réussisse"...

 

Par ailleurs ces schémas de pensée amènent à anticiper de façon négative une situation, et donc à angoisser, ou encore à l'éviter totalement et fuir. Cela peut mettre la personne en situation d'échec et donc renvoyer une mauvaise image de soi (je n'ai pas réussi) qui viendra confirmer le schéma de pensée pré-existant (je ne suis pas à la hauteur) et créer un cercle vicieux...

La faible estime de soi peut alors devenir très handicapante et provoquer de nombreux troubles comme : une forte anxiété, des somatisations, des dépressions, des troubles addictifs, des troubles du sommeil ou encore des phobies sociales...

 

Il est donc essentiel et nécessaire de rehausser son estime de soi, pour apprendre à s'accepter, s'aimer et à s'affirmer.


Mon travail en tant que psychologue clinicienne, psychothérapeute et sophrologue, consiste donc, entre autres, à apprendre au patient à prendre conscience et à identifier son fonctionnement (sa perception biaisée de lui-même) pour pouvoir le modifier et rehausser l'estime et l'amour de soi.


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Article écrit par Pauline Odin, psychologue clinicienne, psychothérapeute, sophrologue, sur Issy-les-Moulineaux, à la limite de Clamart.